Bienvenue, lecteur, bienvenue lectrice.

Je doute fort que ton passage ici soit anodin. Peut-être es-tu un de mes anciens fidèles lecteurs, un parent, un ami, ou simplement un curieux. Avant de continuer, laisse moi te présenter (ou te refaire découvrir) cet endroit. Lunablog.fr … mon journal, mon blog perso. J’y ai raconté ma vie pendant plus d’un an. Mes ressentis, mes peines, mes fous rire et mes pensées aussi intimes soit-elles, rares sont les événements liés, de prêt ou de loin à ma vie, que ce blog ait épargné. J’avais abandonné ce « journal »  faute de temps,  mais aussi de motivation. Et puis, sans trop savoir pourquoi ni comment, un jour l’envie d’écrire ressurgit. Cela reflète sûrement un besoin d’expression, de confession, et bien qu’il soit en parti comblé par la plus part de mes proches, j’aime à penser que le fait de m’exprimer ici me permet de faire le point sur moi-même.

Moi, que dire à ce sujet. Un enfant de 20 ans, membre d’une petite famille composée de quatre vies entre-liées  , et ce malgré la distance qu’à parfois essayée de nous imposer la vie. Mon père … un môme de la quarantaine. J’ai retourné la question des centaines de fois dans ma tête, mais je n’arrive toujours pas à comprendre. Est-ce un fou, un incompris ou un génie ? Lui qui peut faire preuve d’une grande spiritualité sur certaines choses, représenter l’emblème même des pères admirables et héroïques dont peut être si fier un enfant, il arrive tout autant à éteindre si vite cette lueur que lui seul arrive à créer dans mes yeux. Je ressemble à mon père. J’ai hérité de ses nobles qualités mais aussi de son côté sombre dont j’ai parfois honte. Sentimental que nous sommes, nous faisons partis de ces rares personnes qui ressentent ce besoin quasi physiologique de rêver. Paraît-il que c’est malsain, s’éloigner de la réalité nous empêcherait de profiter du bonheur offert par l’instant présent. Mon équilibre, ma façon d’être repose sur ce principe. Mes rêveries comblent ces vides que la réalité ne peut m’apporter. Je ne pense pas chercher à fuir quoi que ce soit de réel, mais qui sait, peut-être suis je ainsi justement par peur d’un je ne sais quoi. A quoi bon s’inquiéter tant que le danger ne se fait pas ressentir ? Et, même en admettant qu’un jour, ce style de vie m’incite à faire de mauvais choix, maman sera toujours la pour protéger son grand poussin. Ah maman, après tout ce que nous avons vécu et partagé, je vais bientôt me voir dans l’obligation de t’abandonner pour prendre mon envole dans la vie. Les relations parents à enfants restent quelque chose de très ironique à mes yeux. Tout cet amour donné pour finalement devoir me laisser m’en aller, par amour justement, dit-on. A quoi bon m’inquiéter de toutes façons, maman s’en sortira, elle s’en sort toujours. C’est ce qui la rend si adorable à mes yeux. Peut-être qu’en étant papa je comprendrais enfin ce sentiment, celui de l’aboutissement d’un plaisir, de l’admiration de mon œuvre achevé. L’œuvre inachevé de la famille, c’est mon frère. N’entendez rien de péjoratif par inachevé, j’emploie ce mot car celui-ci rentre à peine dans l’adolescence. J’espère du fond de mon cœur que les expériences qu’il sera amené à vivre feront de lui le plus beau des bijoux. Pour des frères, nous n’avons rien en commun. Pourtant, cette admiration réciproque que nous avons a créée une complicité des plus incompréhensibles, et donc des plus belles.

Pour cette réouverture du blog, j’avais envie de vous épargner le traditionnel et lassant passage de présentation de mon entourage. Comprenez pourtant qu’il est nécessaire, celui-ci étant la clé de mon monde, mon univers. Comme la plus part des « jeunes » de ma génération, ma composition se garnit de la présence d’un autre groupe en complément du cercle familial  : les amis. Mon esprit les divise en deux catégories : ma bande, et le reste. Commençons par elle, l’amie si fidèle qu’elle arriverait presque à comprendre mes plus profonds ressentis. Temps et acharnement lui on permit de briser ma carapace transparente, et bien qu’elle ai cerné la forme de personnalité, certaines pensées se cachent encore de sa présence. Par pudeur peut être, ou par peur de la décevoir. C’est elle qui répond à mes appels lorsque j’envoie parfois un SOS (comprenez par là un besoin imminent de me confier ou d’extérioriser quelque chose). Lui, c’est le pote. Celui avec qui on aime déconner, et avec qui on se fâche parfois, sans véritable raison valable. Sa passivité m’agace de temps à autre, même si, au final, il se montre très impliqué quand le besoin s’en fait ressentir. Un  bon pote, LE bon pote par excellence. Elle, lui, et moi formions (et formons encore malgré nous) le trio. A celui-ci ce sont joint, d’une façon très naturelle, deux autres individus que j’affectionne tout particulièrement. La petite fille, qui malgré sa force de caractère et son grand sourire, me paraît comme étant fragile. Je ne peux m’empêcher de la voir comme une enfant. C’est le genre de personne capable de rendre comique une chose tout à fait banale et quotidienne, mais aussi de vous rendre hystérique suite à un comportement des plus enfantins. Le dernier maillon de la chaine, je le représenterai par un loup solitaire. Ce type me fascine tout particulièrement, d’une part parce qu’il a l’air aussi barré que moi, d’une autre parce ses airs angéliques et son mince sourire ne parviennent pas à masquer cette lueur mélancolique que ses yeux dégagent. Bien qu’il pense m’avoir cerné, je ne pense pas que ça soit encore tout à fait le cas, tout comme il me paraît encore et malgré tout assez énigmatique à mes yeux.

Mon histoire ne se compose pas de ces seuls acteurs, mais c’est ceux avec qui je passe le plus de temps. D’autres interviendront plus tard, tandis que certains sont peut-être amenés à disparaître, qui sait. C’est ce qui rend la chose si excitante dans cette expérience, rédiger une histoire, mon histoire, sans avoir aucune idée de la tournure des évènements futurs. Je souhaite tout particulièrement que certaines fins se réalisent, tandis que j’en fuis d’autres de toutes mes forces. Reste à savoir ce que la vie me réserve ….

Que serait un acteur sans une scène où se produire ? Cette scène, c’est l’environnement qui m’entoure. Ma maison, le lycée, Bayonne (car je suis du Sud-Ouest), ça résume assez bien mon train-train quotidien.

C’est en terminant de présenter cette nouvelle scène que j’achève cette introduction. Je m’excuse par avance auprès des anciens lecteurs, habitués à mon style comique et décalé à souhait. Celui-ci risque de manquer à certains, pourtant c’est sans aucun regret que j’évolue vers une écriture plus sérieuse et adulte, couplée à un thème bien plus sobre. Comprenez ici, bien que le style change, les principes restent les mêmes :  à savoir que j’en ai strictement rien à foutre de ce qu’on peut penser de mes écrits, car bien que je les publie, je les produit essentiellement pour ma petite personne. C’est ça Lunablog : mon journal intime, très impudique malgré lui.

N.B : l’ancien Lunablog reste disponible à cette adresse : http://lunablog.fr/archives/